
Pour les 25 ans de la manade Cavallini, l’ambiance en piste est festive et bon enfant. Allouani est un exemple, il conseille les plus jeunes, avantage le taureau en écoutant les conseils du manadier. Fougère, Garcia et Sabde mouillent le maillot de jolie manière, dommage que le premier se retire avant la fin suite à une douleur musculaire. Santiago, Ibanez et Mondy T. sont un peu moins présents. Les raseteurs sont secondés par les tourneurs Benzegh et Tourky.
Goéland se voit attribuer la place de premier. Ses enfermée sont parfois spectaculaires mais il lâche dangereusement le raset. Il conserve ses ficelles et écoute le disque.
Cilaos , se montre assez instable. Il court et chasse sans se placer. Ses poursuites sont rapides avec une accélération en fin de parcours et de périlleuses finitions. Il effectue de belles séries. Il ramène lui aussi ses deux ficelles en musique.
Chenebier nous régale de 3mn de vifs échanges pour défendre ses rubans. Il fait quelques passages au centre, d’où il ignore les tenues blanches. Lorsqu’il consent ses traques et ses arrivées sont intéressantes. Il retourne au toril, une ficelle sur les cornes avec Carmen.
Tauzin est magnifique et se montre cocardier comme sa place l’exige. Est-ce sa carrure qui effraie les hommes ou ont-ils déjà eu affaire à lui, je ne sais mais il faudra attendre la 3eme minute pour voir un vrai raset dont Allouani est l’auteur et il ramasse la cocarde. Tauzin est toujours placé, l’œil sur tout se qui bouge il en décourage plus d’un. Les raset sont rares et même les tourneurs se tiennent loin, loin, loin…. A la septième un gauche droite fougère/Sabde lui fait perdre ses glands, ses ficelles resteront intactes et il termine son quart d’heure avec les honneurs qui sonnent comme une évidence. J’aime beaucoup son attitude et espère le revoir aussi tenace qu’il l’a été aujourd’hui.
Bellas sort cinquième, il arrive tout droit de protection, c’est encore un bébé mais qui fait preuve de vaillance, de bravoure et qui a déjà le sens du placement. Il a l’air d’apprendre vite, il lui est accordé des moments de répit qui lui sont profitables car il n’ en sort que meilleur et va à mas. Il rentre cornes nues à la der sur l’air de l’espérance.
Raïmana sort plein de gaz, il démarre chaud bouillant avec une énorme série ou a chaque action sa corne menaçante passe la planche. Il est malheureusement fantasque et caractériel, il alterne, les refus, les sauts derrière l’homme ou seul, passe un peu trop de temps en contre piste et j’ai l’impression que sa méchanceté lui nuit. Lui s’en va sous l’air de l’incertitude …
Esméralda


