A Nabil le Gland d'Or

MATHIS (Lautier), ANDALOU (Espelly Blanc), GASTABOI (Guillierme),  ALESIEN (Briaux)

NABIL et BENJI

POUR LA FINALE DU GLAND D’OR

 

Mais que doivent faire les arènes de Saint Gilles pour attirer les aficionas ? C’est à ce le demander car, malgré l’affiche proposée en ce samedi pour la finale du Gland d’Or sur laquelle était venue se greffer la 1ère finale des villes taurines à tradition camarguaise qui compte les piste de Vauvert, St Gilles, Lunel, Le Grau du Roi, Nîmes, Chateaurenard, Beaucaire et Arles, même pas la moitié des gradins étaient occupés à l’heure de la capelado avec le carrousel des amazones et la Gardounenque. Seulement  six raseteurs (Villard, Guyon, Auzolle, Khaled, Four, N Benafitou) et quatre tourneurs (Bensalah, Mata, Fouque et T Garrido) se présenteront à Didier Gaillard qui sera handicapé à sa tâche par une sono récalcitrante contrairement à celle des manèges juste derrière.

Des six raseteurs, si Nabil Bénafitou coiffe sur le poteau Benjamin Villard, c’est un Rémy Guyon très téméraire et entreprenant qui s’octroiera les faveurs du public.

Avant que ne commence la course, eut lieu la remise des prix du trophée des villes taurines.

Prix taureaux :

1er Yvan – Lou Pantaï – 1 Trophée + 3000 €

2ème Rodin – Les Baumelles – 1 Trophée + 1500 €

3ème Mathis – Lautier – 1 Trophée + 1000 €

Prix Raseteurs :

1er Benjamin Villard – 1 Trophée + 2000 €

2ème Hadrien Poujol – 1 Trophée + 1000 €

Coup de cœur à Bari Khaled

 

 

 

Rascaillon (Blanc) n°653

D’entrée, on aurait pu y croire. Mais, très vite, tout espoir c’est envolé. Très irrégulier, du centre seul les gauchers l’intéressent. N Benafitou et Khaled vont l’entraîner dans de jolies poursuites ou seule la finition manque. Il cède néanmoins sa première ficelle à Bénafitou dans la dernière minute d’une course de premier de choc qui a semblé durer une éternité.

Forest (L’Argentière) n°607

Vulnérable et plutôt mollasson, les hommes vont rapidement lui ravir cocarde et glands. Aux ficelles, sans jamais passer la vitesse supérieure si ce n’est pour défendre un brin récalcitrant de la première où il va taper derrière Four et Bénafitou il va se contenter de répondre un jouant de son coup de tête bien connu. Il ramène se seconde ficelle au toril avec les honneurs jouées deux fois en course.

Alésien (Briaux) n°803

Sans refus et sans parvenir à trouver sa place durant les quatre premières minutes de sa prestation les hommes vont parvenir à le manipuler sans difficultés. Il va falloir attendre les ficelles  pour le biou des frères Briaux se tienne dans les planches pour donner répliques à droite et à gauche sans refus. Cocardier, vaillant et un peu moins spectaculaire cette fois, il rentre sa première ficelle primée à 400 € avec le disque qui avait tourné trois fois en piste.

Andalou (Espelly-Blanc) n°5172

S’il n’a pas raté son retour suite à sérieuse blessure de Châteaurenard, on peut regretter le manque de travail. Doté d’un métier exemplaire, il ne se laisse pas manœuvre facilement. Des planches qu’il ne quitte que très rarement il surveille tout moindre geste. Ses anticipations ne permettent pas toujours aux hommes d’atteindre leur but. Malgré ce, il ca céder ses rubans et conserver ses ficelles aux termes d’un excellent quart d’heure cocardier récompensé par Carmen.

Leventi (Plo) n°907

Volontaire et avec bravoure il va enchaîner les rasets tête baissée, cornes en avant sans fléchir pendant prés de huit minutes de présence ponctuées de neuf Carmen (un peu trop cependant) renouvelé à sa rentrée.

Mathis (Lautier) n°812

Le biou d’Or 2006 a une fois de plus honoré son titre.  Avec moins de lacune dans son premier temps de course, il se montré d’entrée appliqué de par son placement. Même s’il paraît plus franc sur le raset, ses anticipations ne laissent pas indifférent les spectateurs qui ne manquent pas d’applaudir les exploits du pensionnaire de la famille Lautier amené dans de belles trajectoires par le téméraire Guyon (qui démarmaillera la ficelle pour la céder à Villard) et au dessus des planches à dix reprises derrière Bénafitou , Guyon, Four, Auzolle et Villard sous la menace d’une corne menaçante.

Beaucoup de Carmen et d’applaudissements durant une excellente prestation qui aurait pu sans contestation possible lui valoir le prix de la journée.

Gastaboï (Guillierme) n°3…..

Une petite minute et on passe aux ficelles sans avoir reconnu le petit barricadier de Praviel. Vaillant au possible et avec une bravoure à toute épreuve il va honorer sans relâche les sollicitations des hommes qui ne vont pas lui laisser de répit. Et là, la machine à coups de barrières se déclenche, un, deux, trois, une dizaine au total plus deux envolées aux trousses de Bénafitou pour autant de Carmen avant de céder sa seconde ficelle à Bénafitou (prenant ainsi la tête de la compétition)  à la treizième minute. C’est pétillant, c’est spectaculaire, rien de tel pour finir en beauté une course et pour s’octroyer les faveurs du jury.

 

 

                                                                                                                             Massimo

Dernière mise à jour de cette page le 03/11/2009