
C’est une petite entrée que l’on comptabilise pour cette journée, comme d’ habitude en course camarguaise, aux arènes de Nîmes ou les tarifs sont toujours aussi élevés.
Jacques Valentin préside la course.
Coté banus, rien à dire, tous ont été a la hauteur dans leur registre, à part Badaïre qui s’est perdu. Cinq cocardiers et un barricadier c’est a mon avis l’équation idéale pour une course.
Coté tenues blanches, un manque d’homme évident pour cette grande piste, Sept hommes c’est vraiment trop peu. Allouani heureusement se démène comme un beau diable et enfin nous fait régaler, Ouffe aussi participe activement au bon déroulement. Jockin et Khaled ne font pas qu’acte de présence mais je pense que les cocardier présents ne sont plus de leur niveau. Brohan et Oleskevich tentent ce qu’ils peuvent. Martinez, comme à son habitude distille les beaux raset, mais se fait blesser au quatrième et il ne reste que six hommes en piste accompagnés de quatre tourneurs, Zerti, Duran, Tourki et Benzegh.
Forest (L’argentière) se promène l’œil sur tout ce qui bouge, semblant dire attention à tout moment je peux m’envoler. Il répond a toutes les invites avec un placement particulier, Allouani le rasète avec classe et Forest le suit jusqu’aux planches. Il ne dépense pas son énergie inutilement et joue à merveille son rôle de premier en fatiguant les hommes. Il rentre une ficelle, la musique joue et j’entends la voix d’un de ses fan qui doit être devenu l’ami de Mistral, reprendre le sourire aux lèvres l’air de Bizet…
Tauzin(Cavallini)je l’ai rencontré il y a peu dans les arènes de Vendargues, je me demandais si l’amphithéâtre nîmois ne serait pas trop vaste pour lui. Et bien non, satisfaction, il est beau et il est bon ! Il ne supporte pas la proximité des hommes et empêche donc les tourneurs de le manipuler. Il mestrège et il faut patienter jusqu'à la 6ème minute pour qu’Allouani ose enfin le vrai 1er raset. Tauzin enferme et finit aux bois. Il ballade les raseteurs, n’acceptant que les vrais affrotements et jamais plus de deux. A la 8ème nous passons enfin aux ficelles qu’il ramène en pays Saintois sans aucuns soucis. Musique évidemment !

Michou (Baumelles) Je ne porterai pas un vrai jugement, c’est sa dernière saison et il mérite tout l’indulgence possible pour les grands moments qu’il nous a déjà offerts. Malgré tout il est toujours dans la place, près des bois et ce n’est qu’au bout de 8 minutes qu’Allouani lui ôte son premier gland sur une superbe action ou Michou trouve encore la force de casser les planches comme au bon vieux temps. Il conserve son second pompon et rentre avec les honneurs.

Après la pause (trop longue)
Andalou (Espelly blanc) sort fier comme l’indique l’origine de son nom, c’est un guerrier ! Rasets à blanc, rasets du centre, faux rasets, carreaux, placement tête à la planche ou même de dos, tout est tenté pour l’escroquer mais rien n’y fait, il gagne tous les combats. Andalou domine, ferme la porte à double tour et adapte sa trajectoire de manière à faire avorter tout les essais. Le dernier raset tenté par Martinez pour l’obtention du second gland fortement primé, se retrouve quiché a la planche, il tombe et Andalou lui inflige 3 coups de cornes. Un énorme quart d’heure à rajouter à ce début de saison, qui parait prometteuse. Musica per el andalou !
Gaétan Martinez parti à l’infirmerie, nous attendons des nouvelles que le président nous communique. C’est assez rassurant et Gaëtan est évacué par les pompiers, bon courage à lui.
Badaïre (Nicollin) J’attendais pas mal de ce taureau après sa prestation Pescalune. Mais Badaïre s’est perdu, il flotte et lâche souvent, bien trop souvent le raset. Très ficelé, il parvient à conserver une ficelle mais franchement à mon gout ne mérite pas d’écouter le disque qu’on lui passe à son retour.
Gastounet (St pierre) sort pour la 1ère fois de sa carrière dans les points… Que dire ? C’est un vrai barricadier, seul ou accompagné. Il finit bien et permet le Carmen final.
Esméralda (photo nico)