
Entre les deux mon cœur balance … Aujourd’hui quand même je préfère le sermon classique, inspirant le respect, des grands cocardiers, de Pasteur même si je suis toujours séduite par le charme alliant vaillance et méchanceté de Joli cœur.
Pour cette troisième course melgorienne, un invité de dernière minute réchauffa nos corps, le soleil, nos corps eux furent réchauffés par la prestation de trois cocardiers, les deux sus cités et Sauron qui ne démérite pas.
La capélado brouillonne voit défiler quinze hommes. Les raseteurs Villard, Jourdan, Jockin, Martinez, Gleize, Allouani, Toureau, Martin-Cochet, Oleskevich, Mébarek et les tourneurs, Zerti, Dengerma, Benzegh, Mata, Becker.
A la présidence trône Mr Valentin qui anime bien les débats et qui fait judicieusement monter les primes sur Pasteur.
Espeloufi, les poils au vent est pris au piège des tenues blanches. Il a du mal à se dégager et pour sa défense il use parfois d’un vilain coup de tête. Après la perte de ses attributs il est moins étouffé et offre quelques belles répliques, notamment derrière Villard, Martinez et Allouani. Apres avoir fait sa course dans les planches il ramène une ficelle aux bernacles, en silence.
J’attendais mieux de Coutard … En ce jour, il est désintéressé, ne trouve pas sa place, il lâche ou ignore le raset, baisse la tête à l’approche ou envoie, seule sa rapidité dans la poursuite peut être retenue. Il conserve ses ficelles et rentre sous l’indifférence.
Sauron n’est pas dans le coup en début de course ou il est trop mobile. Plus posé aux ficelles, il en devient plus cocardier. Enfin il nous montre sa vista et son sens de l’anticipation. Il finit sa course avec brio et ses deux ficelles en place il entend le premier Carmen au retour.
Après le coca et les blablas taurins sort Pasteur. Il élargit le cercle d’entrée de jeu puis se place mais il ne supporte pas l’approche des tourneurs. Que dire d’autre que : mention très bien. Son placement est parfait, son anticipation fait avorter moult raset et de plus fini fort à la planche avec la corne. Il ignore aussi les mauvais rasets. Carton rouge aux tourneurs qui l’arrête en plein déplacement .Il garde ses attributs 11 minutes .Ils tient les hommes en respect et rentre logiquement ses deux ficelles, accompagné de l’hymne des cocardiers.
Banaru a la bougeotte mais il est généreux, accepte tous les cites, au bout de 5 minutes il ne lui reste qu’une ficelle et la minute suivante il s’en retourne cornes nues. Carmen ?
Joli cœur cul à la planche attend le raset et n’en refuse aucun. De ce fait nous profitons de belles mais émotionnantes séries d’où il se dégage par de noble déplacement .Il serre l’homme dans la poursuite le cherchant de sa corne et empêchant souvent la pose du crochet. A la planche il n’est pas plus gentil. Il cède sa seconde ficelle à la der et écoute le disque à sa rentrée.
Esméralda


Flou artistique :-)
