La manade Briaux a dix ans, les taureaux fêtent ça

Une belle chambrée d'afeciouna est venue assister à cette complète de la manade Briaux pour fêter ses 10 ans d'existence. Tous les taureaux ont fait honneur à leur marque, avec un plus pour les 2 derniers de la journée.

Les hommes présents ( N. Benafitou, R. Errick, C. Garcia, R. Gros, F. Jockin, N. Noguera, N. Oleskevich et F. Sabde; assités de M. Bensalah, F. Garrido et S. Sanchez) ont dans l'ensemble travaillé dans un bon esprit d'équipe.

Pas de problème au micro pour Cyril Daniel qui mènera les débats avec brio.

 

Marquis ouvre les débats avec envie et entrain. Sans rien refuser, il nous offre une course agréable bien que trop légère pour un premier. Monument de vaillance, il ne résiste que 6 minutes au travail soutenu des hommes.

TGV, un bébé de 4 ans, alterne tous les comportements. Il peut sauter, fuser, sortir du raset, venir fort ou refuser ... Ses quelques poursuites serrées ne font néanmoins pas oublier ses trop nombreuses carences, et il finit sa prestation en se gardant de trop ...

Languedocien termine très agréablement cette première partie. Toujours bien placé, il raccompagne les cites assez fort, tout en venant avec un léger contre temps, ce qui gène beaucoup les hommes. Hormis ce léger défaut, Languedocien offre une sortie intéressante.

Après un court entracte, temps frisquet oblige, Nîmois entre en piste (Alésien était prévu à cette place, mais un soucis dans le toril entraine une invertention dans l'ordre de sortie). Ce tout jeune biou de 5 ans est la franchise réincarnée. Bien qu'il possède tous les principes du cocardier, cette franchise s'avère un handicap difficilement surmontable. Sa prestation est très agréable mais il devra apprendre encore avant de pouvoir s'épanouir complètement.

Alésien, le plus agé du lot du haut de ses 11 ans, est le vrai quatrième du jour. Placement implacable, anticipations et finitions cornes pointées le cataloguent immédiatement comme une vraie pointure. Il oblige les hommes à réfléchir avant de s'élancer, fait avorter bon nombre de tentatives grâce à sa façon de couper fort le terrain (surtout à gauche). Il domine très largement, malgré l'handicap pour lui de cette petite piste ... 1/4 d'heure extrèmement cocardier de ce taureau qui est à revoir .

Enfin, Gallicianais, la star de la manade, entre en piste, arborant fièrement sa devise. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il impressionne les hommes ... Bien peu vont oser l'affronter en ce début de course, à vrai dire seuls Nabil Bénafitou (de manière assez peu élégante) et Romain Gros s'y essayent. Les rasets sont conclus par de fracassantes arrivée aux planches, qui bien souvent cassent sous la violence des coups du bioù !!! On assiste à 10 grosses minutes du bioù qui domine tranquillement. Comme il finit éprouvé, les hommes s'enhardissent et s'y essayent de plus en plus. Cela n'empêchera pas Gallicianais de ramener sa cocarde, juste coupée, au toril, à l'issue d'une course brillante et spectaculaire.

 

 

                    Nico

Dernière mise à jour de cette page le 21/03/2009