ALESIEN ( Briaux), B. VILLARD et A. BENAFITOU SUR LE PODIUM

Ce n’est pas tout à fait le plein dans les arènes de Lunel Viel en ce lendemain de Cocarde d’Or pour ce concours de six manades comptant pour le Trophée des As. A la capelado vont de présenter onze tenues blanches, tourneurs compris. Parmi elles, Adil Benafitou sera le plus présent suivi de Benjamin Villard, Freddy Sabde, Frédéric Jockin, Julien Ouffe, Sidi Mebarek et Sabri Allouani qui quittera la piste avant la fin sans que le président de course, Jacques Valentin en annonce la raison… pas plus d’ailleurs que la coupure du temps de course de Ruy Blas (14’15) et Samson (14’30). Un Jacques Valentin qui d’ailleurs n’a pas paru au mieux de sa forme comme de plus en  plus souvent d’ailleurs et en prime aujourd’hui la voix cassée. La victoire de son « poulain » à la cocarde d’or doit y être pour quelque chose.

Si Alésien des Frères Briaux remporte logiquement le trophée de la fête d’été, Courbet de Chaballier, Fanfan de Caillan, Ruy Blas de Cuillé et Faru de l’Aurore méritent eux aussi la mention. Seul Samson de Saumade sera le seul à céder une ficelle. Mais dans l’ensemble, les bious ont manqué de travail comme un lendemain de cocarde d’or. Remarquez ca fait un peu du bien de voir des taureaux dominer.

 

Courbet (Chaballier) – n° 206- Le remplaçant de Petit Lou va défendre ses principaux attributs en alternant vaillance et temps de récupération. Il passe la tête sur la plupart de ses arrivées aux planches et tape même derrière Allouani, Villard et Ouffe. A la 8ème minute, sur un départ hasardeux, Allouani est obligé de rompre. Sans refus il va défendre ses glands qui resteront sa propriété en s’aidant d’un petit coup de tête et en imposant son rythme. Retour avec la musique qui avait joué deux fois en piste.

Faru (L’Aurore) – n° 008 – Raseté durant les six premières minutes de sa prestation sur ses nombreux déplacements il ne va guère pouvoir se mettre en valeur. Par contre par la suite, lorsqu’il trouve sa place devant le toril, peu de candidat se présentent et chaque raset est merveilleusement anticipé et les poursuites sont serrées. Seuls Bénafitou, Sabde et Villlard à un degré moindre vont le solliciter avec qu’à la dernière minute, il tape derrière Allouani. C’est porteur de ses ficelles qu’il retourne au toril en silence, allez savoir pourquoi ?

Fanfan (Caillan) – n° 207 – Sans jamais quitter le terrain des planches et bien qu’handicapé visuellement, c’est avec la plus grande régularité qu’il va répondre aux sollicitations des tenues blanches qui ne pourront pas toujours poser la main sur le frontal. A la sixième minute, au terme d’une belle poursuite, il va taper derrière Bénafitou. Sans de laisser étouffer, il répond à droite comme à gauche et se lève à nouveau derrière Villard, Jockin. Délaissé dés la douzième minute il rentre sa première ficelle au toril primée à deux cents euros avec les honneurs qui avaient résonné trois fois en piste.

Ruy Blas (Cuillé) – n° 926 – D’un calme olympien il se cale cul aux planches dés son arrivée en piste. Coopératif, c’est avec un coup de tête prononcé qu’il donne réplique aux hommes dont les plus engagés se verront menacer par la corne au moment du saut. A la quatrième sur un raset  très engagé, Allouani sera gratifié d’un bel engagement au dessus des planches. En vieux briscard qu’il est il impose sa loi et réintègre le toril après 14’15 de course porteur de ses ficelles et en musique bien entendu

Samson (Saumade) – n°186 – Semble plein de bonnes dispositions dés son entrée en piste avec un bon placement, des séries honorées avec brio dans le terrain des planches qu’il ne quitte quasiment pas. Mais dés la mi-course alors qu’il ne lui reste plus qu’une ficelle, il va prolonger ses stages au centre de la piste et ses incursions en contre piste certes dans l’élan derrière les hommes mais bon… Franc malgré ses grandes cornes, sa prestation est décousue en ce jour. Il rentre au toril (à 14’30) sa seconde ficelle avec le disque qui avait tourné à quatre reprises sur de timides actions derrière Ouffe et Sabde.  A revoir

Alésien (Briaux) – n°803 – Inconnu jusqu’à ce début de saison, les frères Briaux détiennent là un petit bijou. Sans jamais quitter le terrain des barrières si ce n’est pour changer de terrain, c’est avec énergie et sans rechigner qu’il s’engage sur les rasets. Plus percutant sur les gauchers, il va taper à maintes reprises derrière Sabde, Benafitou (trois fois), Ouffe (deux fois), Mebarek sans pour autant négliger les droitiers pour preuve cet engagement derrière Villard. Benafitou persiste et signe et anticipé doit rompre. C’est porteur de son gland qu’il va regagner le toril avec l’air de Carmen entendu six fois en piste et les nombreux applaudissements du public.

 

 

Massimo

Dernière mise à jour de cette page le 08/07/2009