Les seconds supplantent les vedettes ...

Belle entrée, dans les 3000 je dirais, pour cette complète de la manade Cuillé et Frères qui ouvrait le Trophée Pescalune ainsi que le trophée taurin.

En préambule, les jeunes des écoles taurines de Vendargues et de Pérols ont pu raseter, et de fort belle manière, 2 jeunes bioù de la même manade, dont le second exemplaire, le 399, montra de très intéressantes qualités.

A la capelade défilent 10 raseteurs (Allouani, Jourdan, Mirallès, Moutet et Villard à droite, Benafitou, Four, Oleskevich, Ouffe et Poujol à gauche) ainsi que 5 tourneurs (Beker, Benzegh, Dengerma, Mata et Zerti).

Allouani et Villard pour les droitiers et Benafitou, Four et Poujol à gauche mènent les débats sur tous les taureaux. Les autres seront plus intermittents mais procureront néanmoins un travail intéressant.

Et un gros coup de cœur à Bastien Four qui pour sa première course aux AS, qui plus est dans cette difficile piste de Lunel, a su nous régaler par ses magnifiques rasets et son engagement tout au long de la course !!!

 

Merlin ouvre les débats et fait les frais du début de compétition. Une avalanche de raset s’abat sur lui, mais il lui fait front avec une grande vaillance et beaucoup d’envie. Son placement dans les bois évite les mauvais rasets, bien que les tourneurs s’essayent en contre piste et ne sont pas assez repris par le président de course, cela aurait pu calmer tout ce monde plus vite. Il s’avoue vaincu en dix minutes, mais dix bonnes minutes qui lui valent un Carmen mérité à son retour au toril.

 

Titouan lui succède dans un style différent. A la vaillance de son frère, il préfère une méchanceté non feinte. Cherchant la faute, il a un comportement erratique : il refuse, fuse, raccompagne fort jusqu’au planche. Un coup de revers prononcé demande de la technicité aux hommes. Il finit un peu mieux par quelques arrivées sabot sur l’estribo, mais cela ne sauve guère sa course.

 

Ruy Blas termine la première partie. Lui possède un placement irréprochable, ce qui emmène les hommes à calmer leur ardeur. Plus de rasets irréfléchis, avec Ruy Blas, il faut calculer. Outre les difficultés qu’il pose par son comportement extrêmement cocardier, ses cornes biscornus sont une difficulté supplémentaire, essentiellement pour les gauchers qui doivent lui laisser donner son coup de revers pour espérer pouvoir poser … pas facile. Ruy Blas enferme 1 ficelle sous l’air du toréador.

 

Guépard sort à la place du cocardier …

Mais les hommes l’entreprennent d’entrée. Il se fait prendre dans une série et n’arrive pas à s’en défaire. En moins d’une minute, il ne lui reste plus qu’une ficelle à défendre, la première étant partie avec le 2nd gland dans le crochet d’Allouani. Le président de course lui accorde près d’une minute de répit avant de primer l’unique ficelle. Là, les hommes temporisent mais cela ne suffit pas à Guépard pour reprendre ses esprits et trouver un placement plus en adéquation avec les espoirs que sa bonne saison 2008 avait fait naître en lui. Il promène dans le vaste plan Pescalune sans jamais sembler pouvoir reprendre le dessus. Sa seconde ficelle est levée à la 9ème minute.

 

Racanel lui succède. Pris lui aussi d’entrée, il résiste avec vaillance mais sans montrer de grande difficultés. Puis, dans les 5 dernières minutes, il réussit, lui, à reprendre le dessus et à réaliser de fort belles poursuites, dangereuses pour l’homme. Il combat littéralement et sa dernière ficelle est levée sur la sonnerie. Carmen logique à sa rentrée au toril.

 

Enfin Renoir entre en scène. Première constatation, il ne semble pas en superbe forme physique … Et la suite des évènements ne fera que confirmer cette mauvaise impression. Sans vice, il laissera ses principaux attributs en moins d’une minute. Aux ficelles, les hommes lui donne l’occasion de venir faire de grosses arrivées aux planches, mais sans la violence entrevue en 2008. En 6 minutes, il entre au toril …

                  

          Nico( Photos Jerome Agniel)


 

 

 

 

 

Dernière mise à jour de cette page le 13/04/2009