
Pénurie … de public sur les étagères.
Pénurie … de raseteurs en piste.
Pénurie … d’émotions.
Pénurie … due à quoi ? Au trop grand nombre de courses probablement … Une après midi longue comme un hiver sans fin, une sensation de manque à la sortie des arènes, seul Guépard le fauve à relevé la sauce bien fade de cette course Graulènne.
A la présidence : Jacques valentin orchestre sans fausse note.
A la capélado Allouani, Bénafitou, Jourdan, Ouffe, Sabatier, Oleskevich, Mébarek pour les raseteurs et Kerfouche, Benzegh, Zerti, Becker, Bensalah comme tourneurs.
Bénafitou parait en forme en première partie puis s’éteint et c’est l’inverse pour Allouani. Oleskevich disparait sans prévenir, à sa décharge deux chutes à la barrière. Bensalah lui s’éclipse sans raison apparente. Sabatier, n’est pas dans le coup. Les plus constants sont pour moi Ouffe et Jourdan. Je ne parlerai pas de Mébarek de peur d’être méchante !
Les hommes rasètent tous les taureaux aux rubans, puis longues pauses avant d’attaquer les ficelles, c’est long, ennuyeux, ça manque de rythme.
Les taureaux eux ne changent pas d’attitude, certains n’auraient certainement pas fait le quart d’heure si la cadence avait été autre, mais c’est peut être la tendance actuelle qui veut ça et les manadiers pour certains ne peuvent que s’en réjouir.
Générous (Nicollin) a du mal à tenir en place au départ puis s’assagit un peu et n’accepte qu’un raset avant de déguerpir. Il envoie au contact, ne refuse rien et ne va au bout que dans les collés serrés. C’est un premier correct qui rentre ses ficelles en musique.
Titouan (Cuillé) parait vouloir tout manger à sa sortie. Il se calme bien vite manquant de travail et se montre résolument gaucher. Sa méchanceté en manque d’adversaire lui fait casser du bois faute de pouvoir combattre. Il termine fâché, en rousigon et ramène une ficelle en silence au toril.
Ruy blas (Cuillé) Fait une course moins grosse qu’a Palavas mais se montre malgré tout à la hauteur. Il se place, se jette sur l’action et finit souvent au-delà du rouge. Une ficelle sur la tête il entend Carmen au retour.
Badaïre (Nicollin) est beau et brave. Il manque de travail et montre quelques bons principes lorsque les hommes s’y mettent. Malgré ce, il rentre dépouillé sur la sonnerie et entend une musique de complaisance.
Jodias (Nicollin) est un beau spécimen comme son confrère. Il prouve cependant plus d’envie et nous fait profiter de quelques jolies envolées. Lui aussi s’en retourne sans attribut à la dernière minute de course et profite de l’opéra.
Guépard (Cuillé) Enfin un taureau qui domine, qui montre que c’est lui et nul autre qui décide ! Il est mobile car il veut tout voir, il donne parfois l’impression d’avoir des yeux derrière les cornes et fait avorter des rasets même lorsqu’il a le dos tourné. C’est un danger permanent pour les tenues blanches, au départ comme à l’arrivée, ou il essaie d’aller chercher l’homme très loin, se servant de ses bannes et non de son mourre. Voilà un quart d’heure à 11 euros …
Alida est une vache qui termine la course. Désolée mademoiselle lassée de la course je n’ai pu attendre votre prestation. Ma voisine me transmet : Pas grand chose à dire, parce que, plus que 4 hommes pour la raseter, et en plus ils ne se sont pas bousculé pour y aller ; Jourdan à droite, Ouffe, Bénafitou, et Mébarek à gauche.
Dommage car cette vache en voulait. Elle anticipait pas mal et a quand même fait deux beaux coups de barrière dont un énorme sur Victor. (Merci Marie Jo)
Esméralda


