Je vais commencer par deux coups de gueule : - L’entrée générale à 12 euros !!! Mais à quoi jouent les organisateurs grauleen ? Leurs tarifs sont toujours au dessus des autres ! Et la crise bordel !!!
Ma deuxième récrimination va envers d’autres organisateurs :
-Les saintois. Si ces messieurs sont en guerre ou veulent concurrencer le grau du roi, qu’ils ne se contentent pas de louer les meilleurs taureaux du moment, il faut aussi penser à engager une équipe d’hommes conséquente et à mettre des sous sur la tête des taureaux, sinon messieurs les saintois laissez les taureaux du 15 août au grau du roi.
Après avoir roumégué je peux passer au positif et dire que cet après midi fut sans temps mort et très plaisante. La course débutant à 17h00 l’organisation à l’intelligence de commencer l’intro à 16h15. Musique avec la pena de St Etienne du Grés et animation par la Pichoto Camargue de Mauguio. L’animation fait patienter le public et permet à la course de débuter à l’heure prévue.
Le plein pour les arènes grauléennes.
Aucun couac au niveau de la présidence, Jacques Valentin assure en ce jour.
L’équipe de blanc est costaud, ce qu’il faut pour un telle date, les blessés sont remplacés et neuf hommes défilent à la capélado : Allouani, Poujol, Bénafitou, Garcia, Villard, Auzolle, Sabatier, Ouffe, Outarka. Du côté des tourneurs Fouque, Benzegh, Zerti et Bensalah.
Je mettrai en avant Allouani et Villard. Le premier serein, souriant, ne se souciant plus des mauvais esprits qui peuvent l’entourer, il a acquis la sagesse des grands et en ressort encore plus grand. Le second parait mal dans ses baskets , mâchoires serrées, visage crispé comme si on lui avait volé son quatre heure … toutes les autres tenues blanches sont à honorer, du bon boulot, une bonne entente, certains plus chanceux que d’ autres , mais aucun ne démérite et la course prend un ton de plus lorsque cela se passe comme ça, donc merci messieurs.
Pazac (Daumas) est assailli de toutes part, il fournit de bons départs et ne refuse rien, mais ne finit pas. Avec un tout petit peu plus d’espace au moment des ficelles, il raccompagne les hommes. Sa bravoure ne lui permet de résister que dix petites minutes. De superbes cites de Poujol sont à noter. La musique joue à sa rentrée.
Cigalié (Mailhan) se voit ravir ses attributs en 40 secondes, sur des rasets toujours engagés. Neuf minutes d’échanges serrés qui mérite bien l’opéra à son retour.
Badaïre (Nicollin) me laisse pratiquement sans avis … je ne peux pas dire que j’ai détesté, je ne peux pas dire que j’ai aimé. Mitigée … Il est beau comme un Lafont et encocardé comme un Nicollin. Il sait faire le bon, le très bon et le décevant. Il a un certain sens ou un sens certain du placement et effectue de jolies anticipations le plus souvent droitières. Il déçoit lorsque l’homme le distance et qu’il lâche l’affaire. Ses trop nombreux tours nuisent à sa course. Il rentre ses pelotes en musique.
Après la pause sort Kabyle qui fait ses adieux à la piste. Pas de changement de comportement, dés sa sortie il joue au menuisier, ensuite raseté cinq minutes dans l’esprit, il nous gratifie de coup de barrières à sa façon et nous fait entendre la musique.
Mathis (Lautier) Aux rubans c’est 2mn30 d’émotion, d’anticipations et d’actions aux planches. Aux ficelles, si parfois il accuse le coup, il nous régale d’une course haute en couleur. 13 minutes intenses durant lesquelles Sabri lui lève ses deux ficelles, la seconde ayant atteint les 1300 euros. Hymne évident à sa rentrée au toril.
Pour la petite histoire pendant la minute de reconnaissance de Mathis, il aurait fallu capturer le regard de Sabri. Ses yeux brillent, il observe le taureau, trouve qu’il a maigri. Il aime ce bioù ça se voit et c’est beau !
Gallicianais (Briaux) encore taù, il se montre être un vif et méchant barricadier en début de course. Par la suite après de grosses séries, sa course baisse en intensité, il se met à user d’un coup de tête pour sa défense et se met à sélectionner. Ses douze minutes sont plaisantes et il écoute Carmen au retour.
Renoir (Cuillé) revient de blessure. Il se bat durant 3 mns pour garder ses rubans avec de belles poursuites terminées aux planches. Il a sur les cornes au moins trois couches de trente tours de ficelle chacune, du coup il mestrège pas mal et les conserve intactes jusqu’à la sonnerie. Il s’en retourne avec les honneurs.
Clodomir (Bon) est hors point. Vu le grand nombre de courses en cette saison, vu la chaleur et la fatigue des hommes, un septième hors point est il bien nécessaire ? Passons… Clodomir fait une sympathique course de barricadier, il se place intelligemment et s’envoie très haut derrière l’homme. Il finit bien avec le Carmen final, mais perso, j’aurai évité ce travail supplémentaire aux tenues blanches.
Esméralda (photos Nico)


