Le plein pour cette finale du Trophée de la Mer.
Bon travail d'ensemble des hommes avec un coup de coeur pour Cyril Garcia qui, même sans réussite, nous fait plaisir de bout en bout.
A la présidence, Jacques Valentin dirige tranquille cette course, sans ennui majeur : seul bémol, le carmen final, vivement contesté par le public, offert à Bambou.
Et un gros coup de gueule, quand même, envers les raseteurs. A l'entracte, ils demandent d'enlever des tours de ficelle à Yvan, Pasteur en avait autant voire plus mais rien à redire pour lui ... et alors que le gardian s'exécute, les blancs font tout et n'importe quoi au bioù, juste histoire de lui donner la rouste ... pas très fair play ... ou alors il fallait faire pareil à tous les autres bioù qui étaient largement autant ficellés qu'Yvan ...
Gregau entame les débats en alternant le bon, comme des poursuites serrées conclues aux planches, et le moins bon en sortant fréquement du raset et en promenant considérablement ... 3 minutes aux attributs, l'étreinte se relâche et cela permet au bioù d'élever son niveau. Les multiples tours de ficelle font le reste et il en sauve une au terme d'une course correcte honorée du Carmen final, comme y auront droit tous les bioù ...
Bambou débute bien, répond avec vivacité aux cites puis, dès la cinquième s'éteint progressivement pour finir aussi mobile que les statues ornant le parvis des arènes ...
Flamenco est égal à lui même. Il se bat, aime la bourre, mal barré pour lui aujourd'hui, toujours vaillant, il ponctue les actions les plus engagées par des arrivées aux bois.
Yvan se fait assaillir d'entrée. Il prend une interminable série, sans pouvoir s'en dégager, ce qui aura de grosses conséquences sur la suite de sa prestation. Les hommes ne le craignent pas et l'affrontent n'importe comment. Il se bat tant bien que mal, trouvant querencia dans les planches d'où il alterne de nombreux refus ou de grosses enfermées, spécialement sur les gauchers, Benafitou et Ouffe qui lui offre les plus beaux engagements. Ce n'est pas l'Yvan que je connais et que j'aime, fla, sans ressort, il devient vulnérable et les blancs en ont bien profité.
Pasteur attaque sa prestation sur le même rythme que son prédécesseur. Lui aussi flotte aux attributs puis se reprend quand la pression est moindre. Toujours idéalement placé, il enferme sévèrement Villard et Auzolle qui s'aventurent dans de longs rasets. Allouani le prend sur des longueurs et lui offre les 3 plus beaux rasets. Quelques refus ternissent sa prestation sur la fin. 1700 euros sur la tête ça peut paraitre beaucoup, mais bon, à la 3ème on était aux ficelles ... si la présidence n'avait pas primé, on lui aurait reproché ... Pasteur me semble un peu en dessous de ses dernières prestations ...
Guépard entame tambour battant, annihilant les premières attaques. Dommage que son placement laisse à désirer, sinon, pour le reste, quel coeur, quelles finitions. Benji se déchaine avec lui et l'affronte à la loyale dans de nombreux rasets, tous conclus violement aux bois. Outarka, lui aussi, se prend au jeu et offre à Guépard l'occasion de nouvelles sévères arrivées. Il enferme une ficelle au bout d'une belle prestation qui aurait, à mon sens, du lui permettre de s'octroyer le prix ...
Enfin Clodomir permet de terminer gaiement cette course. Très belle série de 3 rasets, tous terminés avec force aux bois, de gros sauts sur les droitiers, mais aussi un placement correct. Termine éprouvé par ses gros coups de bouttoir, mais fait un septième bien agréable.
Nico