Pour la 8ème année consécutive, c’est une excellente affiche qui a été montée par le Club Taurin Paul Ricard Frédéric Durand et cette dernière n’a pas déçu loin de là. Autant dire d’entrée que les absents ne peuvent que regretter d’être allés ailleurs. Les six raseteurs invités puis cinq, après le retrait à la pause sur blessure de Nicolas Noguera, ont fourni un travail plus que correct. Kevin Cartalade, Frédéric Jockin, Benjamin Valette et à un degré moindre Julien Malige et Nicolas Oleskevich en parfaite entente sont parvenues à tirer profit des taureaux sans un mot plus haut que l’autre, sans dispute.ni anicroches. Bref comme on aime. Il en fut de même entre les tourneurs, Nicolas Molins, Michel Lizon et Olivier Abbal.
Côté cocardiers, jusqu’à la sortie du sixième taureau, il ne valait pas être bon de se trouver dans le jury. En effet chaque cocardier dans son registre particulier s’est exprimé au mieux.
Fusain (Cavallini). Cet ex-lagarde n’a rien perdu de sa verve. Premier coriace du fait de son coup de tête mais tout de même volontaire, il ne refuse rien poussant même ses répliques jusqu’aux planches où il passe plusieurs fois la corne. Avec la bourre ou enroulé, il devient intouchable. Il entend six Carmen et rentre ses ficelles.
Caballero (Guillierme) : Il sera le plus abordable de la course. Vaillant dans les séries (Carmen) il perd rapidement cocarde et glands de même que sa première ficelle. Sa seconde lui permettra de résister jusqu’à la 10ème minute
Barri (Grand Salan) : Imposant, les hommes ne vont guère se bousculer au portillon. Les tentatives ne se transforment pas toujours car le biou anticipe. Malgré l’application et la témérité de Jockin et Cartalade, qui se feront raccompagner plusieurs fois jusqu’aux planches, Barri va rentrer ses deux ficelles avec l’air de Bizet qui avait joué 3 fois en piste.
Faru (L’aurore) : Raseté à la traverse sur ses déplacements de début de course, il ne va pas en être de même quand il va se caler devant le toril. Les hommes vont tirer des plans pour arriver à la tête tellement il a l’œil et son anticipation dissuasive. Seul Cartalade va s’y frotter et sera récompensé de ses efforts en le privant de la cocarde, d’un gland et de la première ficelle. Valette aussi va tenter et lui fera un gland. C’est un quart d’heure très cocardier qui sera récompensé par le disque qui avait joué cinq fois en piste.
Chouan (Lafon) : Cet ex-Margé n’a que sa vaillance pour de défendre et les hommes, en le rasetant sans relâche vont lui permettre d’étaler ses qualités tant dans les séries qu’aux planches où il se dresse ou passe la corne.
Priam (Ternen) : C’est de la dynamite !!!!! Beaucoup moins fantasque qu’à l’accoutumé, calme, il attend que l’on vienne le provoquer. Mais attention à l’eau qui dort. Sitôt consenti il se réincarne en une vraie brute que rien n’arrête, même pas les planches dans lesquelles il tape sans retenue. Aïe on a mal pour lui…. Un vrai festival d’une quinzaine d’actions les unes plus fracassantes que les autres dont deux énormes où il propulsera Valette sur les gradins et une sur Jockin où la violence le renverra illico-presto dans la piste les quatre fers en l’air…. Le public est en ébullition, le disque ne cesse de tourner et c’est sous l’ovation que le pensionnaire de la famille Andréo réintègre le toril.
LE VIIIème SOUVENIR PIERRY GIBERT A PRIAM (Ternen) Kevin CARTALADE (aux points) et Frédéric JOCKIN (au mérite)
Massimo