Finale de l’avenir signifie élection du bioù d’or alors commençons par le début et disons que l’ambiance était un peu tendue en terre sainte après l’élection de Pasteur (Fabre Mailhan) devant Rodin (Baumelles) enfant du pays. Je ne m’étendrai pas ici sur le sujet, je disserterai dans une autre rubrique de ce choix …

Se former c’est l’avenir et l’avenir c’est se former m’a-t-on dit … Alors je vais essayer de ne pas jeter la pierre au tenues blanches présentes pour cette finale en demi teinte, même si ici et là ressortent quelques griefs ou points de vues tout à fait personnel, quelques préférences et quelques regrets aussi …
David Maurel, Mohamed Chig et Dimitri Fougère participent sans jamais sortir du lot. Je laisserais Jérémy Aliaga sans jugement sur cette course car je connais en lui un raseteur qui n’a pas froid aux yeux mais que ses importantes prises de risques cette année ont fait que sa fin de saison ne fut pas celle escomptée. Romain Gros et Nicolas Violet sont mes deux coups de cœur de l’après midi, ce ne sont pas de jeunes promus mais leur volonté et leur cœurs ont tirés la course vers le haut ! Je peux leur associer Anthony Ayme en qui je vois un espoir pour le futur. Kevin Cartalade leader du trophée, ne m’a pas semblé bien dans ses baskets, je l’ai eu vu sous un meilleur jour et je sais que c’est un grand passionné alors j’espère qu’il se reprendra par la suite. Geoffrey Ferriol fut le plus grand fournisseur de rasets à blanc de l’après midi … Je ne critique pas l’homme que je ne connais pas mais je ne comprends toujours pas pourquoi, il a eu par rapport à d’autre, un traitement de faveur … Certain de ses copains de promo sont passés par le neoancien groupe détection, pas lui … est ce parce qu’il était gaucher ? Une question d’affinité ? No se, toujours est il que je ne pense pas que ce soit grâce à ses qualités. Mon grand regret de la journée, côté homme, fut l’absence pour cause de blessure de Matthieu Schuller, lui tant décrié et qui pourtant termine second après un sacré parcours !
Côté taureau du bon, très bon, du beaucoup moins intéressant et encore un regret, la non sélection de Priam (Ternen) qui à mes yeux avait sa place.
Luciano (Blatiere-Bessac) Promène au début avant de trouver sa place dans les planches. Il montre sa méchanceté sur quelques séries mais aurait eu besoin de plus de pression pour peut être s'affirmer. 2 ficelles au toril mais ...
Organdi (Plo) Plus " gai «, il se donne dans toutes les séries, pour conclure souvent aux bois. Gros sens de l'anticipation, il montre un caractère très cocardier. Peu ficelé, il s'incline à la sonnerie.
Trélus (Nicollin) mais que faisait il là ...
Garlan (Baumelles) la domination à l'état pur. Toujours dans les bois, il attend le raset, surveille les départs, les fait tous avorter ... Des rasets à blanc de Ferriol, quelques reprises de Gros, tout ça avorté dès le départ, et rien d'autre. A la dernière minute, Anthony Ayme ose le seul raset arrêté et se trouve raccompagné fortement jusqu'aux planches. Il enferme sa cocarde, primée à 400 euros, intacte. Le prix du jour sans que l’on puisse oser dire que c’est une compensation. L’avenir est là !!!
Veran (Allard) Bien plus abordable, il est assailli d'entrée. Il promène dans la piste, ce qui l'offre aux rasets à la faute. Très vaillant, il affronte tout ça avec envie et volonté. Agréable mais un peu faible pour une finale.
Brutus (Lautier) Taureau criminel par ses arrivées toujours cornes passées et ses grosses anticipations. Des planches, il honore tous les cites et raccompagne les plus engagés. Moins dominateur que Garlan mais très sérieux pour une belle prestation.
St Rémois (Fabre-Mailhan) Dans le rôle du barricadier, il montre tout son cœur. De gros engagements, un énorme derrière Ferriol, placardé sur le béton. Il baisse un peu suite à cette action puis, sa race reprend le dessus et il finit très fort.
Pour finir une ode à Garlan qui nous a permis entre tous de sortir des arènes avec un sourire au cœur …
Garlan ton nom résonne comme le tempérament breton. Ne faire que ce qu’il te plait quand cela te plait. On peut qualifier cela de têtu de retors ou d’obstiné, c’est avant tout une grande âme, l’âme supérieure celle qui a la volonté de défendre et de prouver que la liberté de penser ou d’agir est une des valeurs essentielle à la vie et à la course camarguaise …
Nico esméralda




