UNE FINALE DES MARAICHERS EN DEMI-TEINTE ET PLEINE DE SURPRISES
COYOTE, TASSOU et VILLARD LES MEILLEURS DU JOUR
Malgré l’affluence qui gravite autour des arènes, l’on pourrait penser que la 44ème finale du trophée des maraichers allait se dérouler à guichets fermés. Même pas, une dizaine de rang côté de numérotées à seize euros cotés soleil sont vides lorsqu’ après le carrousel de la montagnette et le concert de la pena de Saint Etienne du Grés, le président de course annonce en ouverture que « afin d’être en conformité avec le règlement fédéral seuls sept taureaux ont été communiqués à la grille mais qu’en vérité, il y en aura un huitième et ceux en accord avec les raseteurs ». Si ça ce n’est pas ce foutre de la gueule du monde ou du moins de la fédération !!
A la capelado, seuls les invités vont se présenter parmi lesquels Benjamin Villard (2sd avec 71 points) sera le plus assidu et le plus appliqué suivi d’Alexandre Gleize (1er avec 83 pts), Loïc Auzolle (3ème avec 65 pts), Hadrien Poujol et par moment Christophe Clarion. Bari Khaled, Damien Martin Cocher, Bastien Four et David Sabatier seront bien en retrait.
Si le prix du meilleur taureau de la temporada châteaurenardaise était déjà attribué à Yvan du Pantaï, rien ne l’était pour le prix du meilleur taureau de la journée qui à l’issue de cette course à rallonge ne semblait pas pouvoir échapper à Coyote tant sa prestation fut dominatrice ou dans un registre différent à Tassou de Cuillé. Mais, une fois de plus, le jury a créé la surprise en attribuant ce prix à Mathis de Lautier pour une prestation certes barricadière (merci Villard) mais ô combien brouillonne.
Au pupitre, Philippe Gibert, malgré l’annonce d’importantes primes et une attribution de Carmen à profusion ne parviendra à aucun moment à faire décoller cette finale.
Tommy (Saint Antoine) – Un premier de choc connaissant les toutes les ficelles du métier. Intraitable à gauche comme il démontera derrière Poujol à deux reprises il s’avère quand même redoutable à droite. Son coup de tête aidant, il conserve ses ficelles et réintègre le toril en silence avec les honneurs réclamées par le public.
Aaron (Blatière Béssac) – Sans être un foudre de guerre, il va se montrer présent sur tous les cites avec lui aussi un léger coup de tête au contact. De plus, il se change régulièrement de terrain pour se libérer de l’emprise des hommes. Une première ficelle balourde (qu’il conservera) va le faire subir durant sa dernière minute de course, une course récompensée par les honneurs et une ovation (il n’y avait quand même pas de quoi) du public. Coyote (Caillan) – D’entrée de jeu cul aux planches devant le toril il a l’œil partout. Toute tentative des hommes est transformée en échec. Six minutes et il a encore tous ces attributs intacts et aucune tenue blanche n’est parvenue à la tête. Les tourneurs essaient de le mettre à faute mais rien n’y fait, Coyote en profite pour changer de terrain. Il laisse cependant entrevoir une belle anticipation et des finitions avec la corne derrière son seul adversaire du jour, Benjamin Villard. Coyote rentre ses ficelles sous l’ovation du public avec bien entendu le disque entendu trois fois en course. Après la pause Andalou (Blanc Espelly) semble être en forme. Il laisse entrevoir dés le début de sa prestation des anticipations et ses arrivées cornes pointées. A la 8ème Hadrien Poujol jouant avec le feu, se trouve embarqué et mis en danger par Andalou qui se jette en biais sur les barrières en menaçant les fesses du raseteur d’une corne criminelle. Sur cette même action Andalou se blessera assez profondément la patte en s’accrochant à un morceau de fer dépassant sur els barrières. Il réintègre le toril avec le disque et les applaudissements. Mathis (Lautier) – Ne parait en début pas au mieux de sa forme, mettant du temps à entrer dans la course. Mais progressivement, face à un Benjamin Villard déchaîné, Mathis va dessiner de belles trajectoires et signer de puissants coups de barrières, une dizaine au total derrière Poujol (deux) Gleize (un), Auzolle (deux) et Villard (cinq) pour autant de Carmen. Dommage cependant qu’il n’est pas un placement irréprochable et des passages plus réservés. Tassou (Cuillé) – Comme son prédécesseur, l’on ne peut pas dire qu’il possède un placement de premier ordre. Souvent trois quart piste ou central, il va faire preuve d’une vélocité remarquable. Comme une bombe, il part sur le raset et bien souvent, tape les planches à l’arrivée à neuf reprises derrière Auzolle (deux), Villard (deux) Gleize (une) et Poujol (quatre). Délaissé ficelles, il conserve la première primée à 1000 euros et entend à sa rentrée l’air de Carmen pour la sixième fois. Janeiro (Ricard) – Que venait-il fait dans cette finale surtout hors point et quinze minutes ? Du centre, il surveille mais ne vient pas toujours. A droite, il s’engage certes sur le raset mais le lâche avant la fin pour aller sauter (… fois) deux mètres à côtés sans compter ses sauts inutiles. A sa décharge, aucun raset de la gauche ou parait-il selon mon voisin de course il est tonitruant. Pour conclure, en huitième, Camaï (Bon) accepté (soit disant d’après le président de course) par les raseteurs ne va toujours recevoir le travail escompté ou de qualité pour se mettre en valeur. Notons une arrivée sérieuse aux planches derrière Auzolle. Mais l’ensemble est décousue et longuet avec des sauts volontaires (quatre) et une prise de mesure des hommes qui le soumettent à rude épreuve en fin là encore de ses quinze minutes de course, laissant ainsi le public sur sa fin.
Massimo
Dernière mise à jour de cette page le 15/09/2009