
Presque le plein pour cette finale du groupe 2.
Après une belle capelado menée par les cavaliers de la Montagnette, les Arlésiennes du Pays d'Arles et l'excellente Pena de Saint Etienne du Grès, les 8 premiers du classement, sachant que Gramma et Tortel blessés sont remplacés par Noguera et Savajano, défilent sous l'air de Bizet.
Moine, Ricci dans son style et Jockin tireront la course, mais le tempo sera quand même bien faible.
Chez les noirs, Alésien s'octroit sans contestation possible le titre de la journée.
Generous (Nicollin) ouvre les débats. C'est un rude premier, qui vient fort par moment et refuse sur des cites similaires. Un gros coup de tête au contact, quelques anticipations lui permettent d'enfermer ses pelotes.
Enzo (Chauvet) le suit ... Il aurait pu le précéder ... Il ignore la plupart des rasets, arpente la piste de long en large, semble bien peu inspiré ... Sur la fin, il se reprend un peu ... Le seul en retourner au toril en silence.
Rabina (Guillierme) est beaucoup plus abordable. Très vaillant, il honore tout et les hommes, peu à la fête avec les 2 premiers, se vengent sur lui. Il résiste 6 agréables petites minutes ...
Alésien (Briaux) est un vrai cocardier. Il trouve immédiatement sa place dans l'angle à droite du toril et, de là, dirige les débats. Il anticipe fort, finit quand il le faut par de gros engagements aux bois. Il faut 5 minutes pour lever la cocarde et autant pour arriver aux ficelles. Les hommes essayent de le couillonner, mais rien n'y fait, il domine !!! Sur le seul raset arrété à gauche, il enferme magistralement pour finir cornes pointées au dessus des bois ... Du grand Alésien qui s'affirme de courses en courses !!!
Corail (Gillet) est plus abordable. Il vient assez fort mais ne pose pas trop de difficultés. Sur un raset un peu " facile " de Moine, il anticipe et s'ensuit une longue poursuite, l'homme dans les cornes du bioù. Moine s'en tire avec pour seule victime, son T Shirt déchiré. Sur l'action suivante, Moine offre à Corail un raset tout à son avantage, sur la largeur de la piste et lui lève le gland ... Chapeau Moineau !!! Le reste du 1/4 d'heure sera presque un " Moine man show " avec Corail, ce qui lui fera élever le niveau de sa prestation.
Patton (Le Joncas) est craint par la réputation de ses arrivées agressives. Aussi assistons nous à un festival de carreaux et massages en tout genre. Sur un des rares " bons " rasets, Patton frappe fort et semble s'être blessé sur le coup. La suite de sa prestation sera en dedans, le bioù semblant accuser le coup, il ne reviendra plus aux bois ...
Sifflet (Blatière) ne peut cacher ses ascendances. Lourd, violent, il vient aux planches mais à son rythme ... Les hommes essayent de le faire briller, mais plusieurs fois, il oublie le coup de barrière pour freiner aux bois, puis d'un coup, il s'envoit méchament ... Quelques actions lui permettent d'écouter le disque ...
Nico



