58ème finale du trophée des As : 9ème victoire pour Sabri Allouani, record battu !

Entrée : le plein

Organisateur : le TT

Présidence : Chevalier. Rythme les primes de façon très variable selon le cocardier qui est en piste. Rappelle les tourneurs à l'ordre mais de façon peu explicite... Présidence médiocre pour l'événement.

Raseteurs : Allouani ; Auzolle ; Villard ; Four ; Poujol ; Sabatier ; Martin-Cocher ; Benafitou ; Ouffe ; Gleize ; Jourdan

Tourneurs : Garrido ; Benzegh ; Mata ; Zerti ; Dunan

Belle après-midi automnale, vent force 5

En ce jour de finale, l'ouverture de la cérémonie est confiée à Camarina, qui se présente et est salué par les milliers d'afeciounas présents reconnaissants pour la longue et belle carrière qui leur a offert. C'est ensuite le temps d'une capelado haute en couleur, agrémentée de taureaux montés sur échasses... Décidément, l'imagination et l'innovation sont de rigueur pour les grands rendez-vous... Tant mieux pour ce qui aime les « before »...

Fait marquant : Sabri Allouani remporte le trophée des As. Sabri Allouani sort vainqueur de la compétition et remporte son 9ème titre. Sabri Allouani est « nonuple » vainqueur du trophée des As et bat l'ultime record. J'insiste un poil mais c'est juste pour faire le contre-poids avec le manque d'enthousiasme de l'organisation, qui n'a pas su être à la hauteur de l'événement. A la remise des prix, il aurait fallu au moins une musique de... champion !!

La course proposée a été inégale, malgré la constance et le bon travail des tenues blanches. Se sont démarqués : Marquier, Villard, Allouani et Ouffe. Poujol offre comme d'habitude de bien jolis gestes, Jourdan et Four font de leur mieux. Jéricault (Chauvet) et Petit Lou (Chaballier) ont offerts de belles prestations, permettant d'ailleurs au premier de remporter le prix du jour. Yvan (Pantaï) aurait largement pu y prétendre, Pasteur (F. Mailhan), bioù d'or 2009 fait quant à lui une course en demi-teinte. Petite finale, pas désagréable mais qui n'atteint jamais les sommets. Pourtant, tous les taureaux ont entendu la musique au retour...

 

Jéricault – Chauvet : Sort avec envie et pep's. Il répond à tous les cites en restant dans les bois et en usant de déplacements judicieux, qui lui permettent de ne pas être étouffé. Rageur, il ponctue la plupart des actions de finitions dangereuses à la planche. Il gère son quart heure avec intelligence et parvient à conserver sa deuxième ficelle malgré un rythme soutenu. Très bon premier.

 

Petit Lou – Chaballier : Du répondant et de la volonté chez Petit Lou en ce jour, qui doit répondre à une multitude de cites dès le départ. Il accepte d'en découdre à gauche comme à droite, avec quelques anticipations. Il ne refuse rien et raccompagne jusqu'à la planche. Il concèdera sa seconde ficelle à la dernière minute. Bonne course.

 

Embrun – Nicollin : Prestation qui manque de brio pour le joker du jour. Il prend tout ou presque aux pompons et puis...Coup de boule à gauche, coup de boule à droite... Il fuit, puis répond, puis fuit à nouveau, puis fait deux ou trois actions plus appuyés, puis se réserve, puis refuse... Embrun ne parvient pas à gérer sa course dans l'amphi arlésien... Dommage.

 

Pasteur - Fabre-Mailhan : Le bioù d'or assure une prestation correcte de cocardier, un peu à l'ancienne, ce cocardier ! Rugueux, pas très conciliant, le refus fait (malheureusement ?) partie de ses stratégies pour conserver ses attributs et tenir le quart d'heure. Mais à son arc, il dispose aussi d'une anticipation et d'une vélocité impressionnantes, qu'il déploiera à quelques reprises, démontrant qu'il dispose de qualités propres aux « grands ». Il rentre sa deuxième ficelle, sous les réactions mitigées du public... Les afeciounas d'un jour n'ont peut-être pas eu le mode d'emploi...

 

Coyote – Caillan : Prestation moyenne pour Coyote qui se montre peu intéressé en ce jour. Du coup, il répond sans conviction, sa tenue de piste est moins assurée que d'accoutumée et nous gratifie de trop peu de ces belles actions dont il a le secret. Il sait tout de même se faire craindre des tenues blanches qui ne l'étouffent pas, surtout aux ficelles. Il parvient d'ailleurs à mettre Bastien Four en difficulté à la planche et lui fait une estafilade de taille dans le dos. Le ¼ d'heure finit par devenir languissant... Dommage, gageons que ce n'est qu'un petit coup ponctuel de moins bien !

 

Yvan – Pantaï : Dépouillé de sa cocarde et de ses glands en quelques minutes, Yvan parvient à se reprendre aux ficelles. Là, il se fait peu à peu respecter et se lance dans quelques poursuites avec ferveur, tant et si bien qu'il coincera plusieurs fois les tenues blanches à la planche (Benafitou 2 fois ; Jourdan, une fois). Il s'engage avec véhémence dans certaines actions, conclut quelques enfermées et anticipations sévères, notamment sur Poujol et Bénafitou. Il accuse quelques moments moins convaincants. Il se blesse malheureusement au niveau du cou. Il perd sa deuxième ficelle à la quatorzième. Bonne prestation dans l'ensemble.

 

Mathis, Lautier : Course moyenne, ponctuée de quelques belles actions avec finitions, qui relèvent plus des invites appuyées des hommes que d'une envie réelle de la part du cocardier. Villard, Allouani et Marquier parviennent à le motiver à quelques reprises, mais le cocardier n'est pas toujours d'accord, il lâche parfois avant la fin du raset ou vient sans conviction... Les engagements de Mathis ne sont pas assez nombreux et sa course est finalement assez moyenne.

Falbala

 

 

Dernière mise à jour de cette page le 14/10/2009